Rejoignez nous sur le serveur discord du forum!

Serveur discord

Bienvenue à Juillard

Ouvrir

Pardonnez moi car j'ai péché

Sujet: Pardonnez moi car j'ai péché Mer 21 Aoû - 17:45
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
Depuis que j’avais appris la grossesse d’Alex, je n’arrêtais pas de me poser des questions existentielles. C’était bête non ? Pourquoi est-ce que je me prenais la tête, alors que je n’arrêtais pas de lui dire que ça allait aller ? Je voulais la rassurer, mais je n’y croyais pas moi-même, j’avançais vers un océan inconnu, sans même une bouée de sauvetage.

Enfin … la bouée c’était l’avortement, mais je refusais de m’y résoudre. Maman m’avait forcé à suivre des cours de catéchisme, et si j’y allais à reculons, j’en avais assez fait pour redouter une colère divine, et même croire à ce destin qui m’avais fait une blague pas forcément drôle le mois dernier.

Aujourd’hui il n’y avait que peu de personne au courant, je ne l’ai pas dit à mes parents, il n’y avait qu’elle et moi, le gynéco, et sa meilleure amie au courant. Mais j’avais besoin d’en parler, et je demandais à la psychologue de l’école de m’aider. Enfin, c’était l’idée, quand je l’avais conviée à me retrouver dans ce bar sur la plage.

Je ne voulais pas qu’on me voit entrer dans le bureau de la psy, c’était la honte, et tout le monde en parlerait … Je lui avais laissé un mot sur le capot de sa voiture. Je lui disais de venir me retrouver dans ce bar, que j’avais absolument besoin de parler à quelqu’un, mais qu’il était hors de question que ça soit dans son bureau.

A la table, assis sur une chaise en bambou, j’avais déjà vidé deux verre de bière en appréhendant la venue de madame Flinger. Je n’étais même pas sûr qu’elle viendrait, mais je l’espérais. J’avais signé sur le mot, T. un élève qui ne sait pas vers qui d’autre se tourné. Un vrai désespéré … ? J’étais sur le point de commander ma troisième bière, je levais la main vers le serveur quand je voyais la femme que j’attendais au loin. Je transformais mon signe pour elle en la sommant de me retrouver à la table.


@Katryn Flinger
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mer 21 Aoû - 19:15
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Bon voila, cela fait peu de temps que j'étais arrivée alors que je savais que mon planning ne serait pas rempli mais là, il est carrément vide. Je veux bien croire que certaine personne ont la trouille de venir voir une psy et que rien que l'idée leur donne la nausée ou de l'urticaire mais l'âme a besoin d'être soigné de temps à autre. Ou alors ils ont trop peur qu'on puisse les voir passer ma porte et ainsi se retrouver dans les rumeurs du style "Oh tu as vu? Il y a untel qui va voir la psy, la honte! Il a quoi comme problème à ton avis?" Ok c'est normal comme réaction mais c'est puéril de s'en prendre à certaines personnes tout simplement parce qu'ils ont besoin de parler.

Ce soir comme les autres soirs, je sortis de Juilliard en soupirant, je me dirigeai vers ma voiture et vis un petit mot... Je regardai autour de moi pour apercevoir la personne qui aurait pu le déposer mais à part un chat qui passer d'un pas lent, il n'y avait pas âme qui vive. Je le pris puis le lu dans ma voiture et le contenu me laissa perplexe... Cette personne, un homme je pense vu l'écriture, avait peur de mettre son prénom, il restait très vague dans le sujet de cette demande de rencontre. Je regardai ma montre puis entrai l'adresse du bar dans mon GPS (que j'aime cette technologie!). Je parvins à me garer pas très loin du bar, j'y rentrai en essayant de trouver une tête ou une main qui s'agite en ma direction.


Je remarquai un signe et je fus assez surprise de voir qu'il s'agissait du photographe en herbe que j'avais vu lors du gala, Michael m'a dit qu'il s'appelait Tony je crois. Je m'approchai de lui en essayant de ne pas heurter les gens qui venaient chercher des boissons. Arrivée à sa hauteur, je lui souris et m'assis, posant mon sac entre mes pieds.

"Alors c'est toi le fameux T. pour Tony si je me souviens bien. Je crois que ton nom c'est Silverstone, c'est bien ça? C'est donc si grave que ça que tu ne veuilles pas venir dans mon bureau?"
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Jeu 22 Aoû - 16:14
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
J’étais dans ce bar plutôt bien placé sur la plage, c’était un endroit où les gens défilaient. En général ils venaient prendre un verre en sortant de l’eau, ou en écluser un avant d’y aller. Moi j’étais sur le point de commander le 3ème et si je voulais passer inaperçu, je pense que le barman m’avait déjà repéré tant les gens ne consomme pas tant ici en temps normal.

La brune m’avait rejoint, elle avait un sourire vraiment franc, avec une certaine douceur dans le regard. Est-ce que c’était une déformation professionnelle, ou bien cette dernière restait toujours aussi avenante ? En tout cas elle connaissait mon nom, bien qu’il ne me semblait pas lui avoir donné un jour.

- Vous avez enquêté sur tous les élèves ? Ou c’est seulement pour un potentiel à risque ?

D’une certaine façon j’étais flatté qu’elle connaisse mon prénom, ça prouvait qu’elle était curieuse, il y avait plusieurs signes qui me laissait penser que cette dernière était compétente. Alors je baissais un peu ma garde en terminant le signe que j’avais commencé avant qu’elle arrive pour appeler tout de même le serveur et passer une nouvelle commande.

- La même chose pour moi, et pour la demoiselle … Je vous laisse commander ? C’est moi qui invite.

Est-ce qu’on avait le droit d’inviter son psy à boire un verre ? Déjà elle n’était pas ma psy, c’était pour ça que je voulais que ça reste discret, et puis c’était pour la bonne cause. Le serveur repartait pour faire les préparations et je sentais bien que la dénommée Mme Flinger ne me lâcherait pas maintenant que je l’avais fait venir.

- Dans votre bureau, ou ici, c’est la même chose ? Ce que je vous dis restera entre nous ? Je peux compter sur votre discrétion ?

Le secret professionnel s’appliquait pour les séances officielles, si je la voyais en dehors des cours, je n’étais pas sûr qu’un quelconque secret nous lient, pourtant je lui demandais ça comme un service, même si dans le fond elle ne me devait rien. Je soupirais, posant mon appareil photo sur le coin de la table.

- Si on vous demande, je vous ai fait venir pour vous prendre en photo, d’accord ? Vous êtes plutôt jolie, souriante, c’est tout à fait crédible en plus.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Jeu 22 Aoû - 19:33
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Je me mis à rigoler lorsque Tony me demanda si j'avais enquêté sur les élèves, il était drôle et sur la défensive, j'avais l'impression qu'à chaque phrase que j'avais prononcé, il allait se braquer et je ne voulais pas cela car cette réaction fermerait la discussion avant même qu'elle ait commencé.

"Vous pensez vraiment que je m'amuse à faire ce genre de chose? Allons Tony, je ne suis pas ce genr de personne et puis franchement, je perdrais trop de temps à vous chercher en particulier. Je vous rassure, c'est le professeur O'Neill qui me l'a donné lorsque vous nous avez pris en photo. Ce qui je vous informe est très impoli de ne pas se présenter à une personne qui vous vous apprêtez à photographier."

Tony devait avoir soif pour appeler le serveur alors que nous n'avions même pas commencé à entamer la séance et en plus, il m'offrait le verre, ce que je trouvai galant mais un peu étrange.

"Je vais prendre un jus de fruit à l'ananas s'il vous plait. Comme je conduis, je préfère ne pas boire. C'est très gentil de me l'offrir mais ne vous sentez pas obliger de le faire."

Je l'écoutais mais comprit rapidement qu'il ne mettrait jamais les pieds dans mon bureau, pourtant la porte ne fait pas peur, elle n'est pas magique et ne dévore pas les élèves ou les professeurs... Tony avait besoin d'être rassuré sur mon silence, ce qui ne présageait rien de bon, il y avait une autre personne dans l'histoire, je le pressentais, sinon il ne m'aurait pas demandé ma discrétion.

"Tu sais, dans mon bureau, on est à l'aise, les fauteuils sont confortables et il y a le silence et personne ne peut entendre ne serait-ce qu'une bride de ton histoire. Mais soit, je t'écouterai ici si c'est ce que tu souhaites. Pour la discrétion, dis toi que je suis une vraie tombe et puis si je commence à raconter aux autres ce qu'on me dit lors des séances, je ne pourrais plus exercer et ma vie serait finie... Par contre, je prends des notes codées que je retranscris ensuite sur une clé usb très bien caché. Es-tu d'accord?"

Je faillis rire quand il me conseilla de dire que le rendez vous était en vu d'un éventuel shoot. Il me trouvait jolie, je me voyais plutôt banale mais un compliment est toujours bon à prendre. Je remis une mèche derrière mon oreille en reprenant mes esprits. Le serveur fit son apparition avec nos boissons et attendit qu'il s'éloigne avant de regarder avec sérieux mon patient.

"Allez raconte moi ton histoire Tony que je puisses évaluer ton niveau d'entraves."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Ven 23 Aoû - 10:44
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
C’est fou comme j’étais nerveux, j’avais peur de la réaction des autres quand ils découvriraient … Peur de ce qu’en penserait la psychologue, peur des décisions qu’elle voudrait me faire prendre malgré moi. Et si elle disait que j’étais trop jeune, qu’on ne pouvait pas avoir cet enfant, qu’est ce qu’on devrait faire ?

Elle avait commandé un jus d’ananas, prenant place à ma table pour essayer de me tirer les vers du nez. C’est moi qui avait demandé à la brune de venir, alors je ne pouvais pas lui en vouloir d’être pressante, si ? J’entamais mon troisième verre devant le sourire de celle qui devait déjà être en train de me juger.

- C’est pas pour moi, c’est pour une amie … enfin, pour nous deux.

D’une certaine façon ça n’était pas ma faute à moi si elle était tombée enceinte, si ? Qu’elle idée aussi d’être fertile à ce point, il avait suffi d’une fois, et paf … Je me demandais comment aborder le sujet, je sentais mes mains devenir moite, et mon cœur s’accélérer quand je parlais d’Alex. Je m’avançais doucement vers la psy, mon buste passant au-dessus de la table pour lui parler plus bas.

- Elle s’appelle Alexina

Peut-être que ça n’était pas une bonne idée la plage, je n’avais encore rien dit que je voyais un groupe de jeune de l’école qui s’avançaient près du bar avec un ballon de volley à la main. Je me reculais à toute vitesse en reprenant mon appareil photo pour le diriger vers ma voisine en prenant quelques clichés.

- C’est parfait comme ça, oui ! Un peu plus à droite ! Super.

J’espionnais en même temps du coin de mon objectif les autres qui ne nous accordaient même pas un regard. Certainement que j’étais en train de m’inquiéter pour rien, ils ne me connaissent même pas à part de vue … mais j’ai pas envie que tout le monde me regarde, ou regarde Alex comme si on avait fait une connerie.

Baissant l’appareil, je terminais de suivre la course des autres qui avaient filé de l’autre côté de la plage, et reportait mon attention sur la jeune adulte. Je finissais mon verre d’une seule traite, raccrochant l’appareil à mon coup avant de me lever pour inviter Mme Flinger à faire la même chose que moi.

- Pas ici, ça va pas le faire, je connais un coin plus tranquille, un peu plus loin sur la plage. On peut y aller ?
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Dim 25 Aoû - 18:31
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Je commençai à boire mon jus d'ananas en écoutant son histoire. Je ne brusquai jamais mes patients, s'ils ne voulaient pas parler, ça ne me dérangeait pas car j'étais payé de toute manière. Il faut du temps à certaines personnes pour avoir assez confiance en moi pour parler librement. Tony n'allait pas me faire confiance facilement même s'il commençait à me parler, il ne serait jamais certain de mon silence même si je lui garantissais le contraire.

J'avais raison, il y avait une autre personne dans l'histoire, une fille, Alexina... je ne l'avais jamais vu encore ni dans mon bureau ni ailleurs. J'allais en savoir plus lorsque son comportement changea brusquement, je fus surprise qu'il s'amuse à jouer au photographe en l'espace de quelques secondes. Je ne comprenais pas du tout ce qu'il se passait mais je me dis qu'il avait peut être une raison à tout ça.

"Tout va bien Tony? Pourquoi avoir jouer au photographe alors que tu allais me raconter ton histoire?"

Je fus surprise de le voir vider son verre d'une traite puis se lever d'un coup m'invitant à me lever à mon tour. Je bus mon jus de fruit rapidement pour me lever, je mis mon sac à main sur l'épaule et attendit de savoir où il comptait m'emmener. Quelqu'un de peureux pourrait se demander où il la conduit et elle pourrait penser au pire mais je n'étais pas comme ça, je suis du genre confiante et coriace même si je ne le montre pas... Je suis passée par tellement d'épreuve que je n'avais plus peur de ce genre de chose.

"Je connais un coin plus tranquille aussi mais tu ne veux pas y aller... je te suis mais ça va te couter cher. Je prends ma voiture?"
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Lun 26 Aoû - 11:08
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
C’était étrange comme situation, j’avais tellement de mal à me concentrer. Je me sentais nerveux, jugé, comme ce petit battement d’aile de mouche autour de nous qui me bourdonnait dans l’oreille d’une façon déstabilisante. J’avais tenté de faire diversion en prenant une photo, même si je n’étais pas du tout crédible.

Katryn semblait si douce et sensible, elle avait tout pour me mettre à l’aise, mais je me rendais compte que c’était le cadre finalement trop ouvert qui me perturbait autant. Les jeunes qui passaient, chacun qui pourrait me reconnaitre, et me mettre une étiquette. Je fronçais les sourcils en relâchant l’appareil photo.

- Ne plaisantez pas … c’est pas comme ça que je voulais que ça se passe.

Il n’avait fallu qu’une seule fois, pour que tout bascule. J’étais perdu, comme lâché dans un vaste océan de doute sans savoir où aller. Je n’avais personne à qui en parler, et je ne voulais faire peser mes décisions sur les épaules de quiconque. Je soupirais, me levant en catastrophe pour proposer à ma voisine d’aller plus loin.

- La voiture, non … c’est au bout de la plage et … j’ai de l’argent s’il faut payer.

Je ne me rendais pas compte que madame Flinger était hors de l’école, hors de son cadre, et qu’elle faisait en quelque sorte des heures supplémentaires. Mais j’étais prêt à payer ce qu’il faudrait, de toute façon ça n’était pas le plus gros de mes soucis. J’avais attrapé le poignet de la brune pour la tirer avec moi, sans la ménager.

Elle devait avoir à peu près l’âge de ma maman, j’aimerais pouvoir en parler à ma mère de tout ça, mais ça voudrait dire aussi affronter les moqueries de papa. J’avais besoin de me retrouver, et pour ça je conduisais la psychologue jusqu’à cette crique à l’abris des regards, là où se terminait la plage, un renfoncement dans les rochers où les jeunes venaient parfois y faire des cachoteries.

J’aimais bien cet endroit, c’était calme, joli, et le soleil à mi-hauteur sur la baie ne gâchait rien. Je m’étais arrêté, quelques secondes en arrivant à la fin de cette plage, et je regardais l’horizon fixement, comme pour y chercher une réponse. Je prenais une grande respiration, cherchant mes mots.

- Je viens là quand j’ai besoin de réfléchir.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Lun 26 Aoû - 18:26
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Tony se rendait enfin compte que pour raconter son histoire, le bar était loin d'être le lieu le plus adéquat pour le faire. Il aurait du se fier à moi et à mon expérience mais je ne peux pas lui en vouloir car je sais qu'il est mal vu d'aller voir une psy dans l'enceinte d'un établissement scolaire. Le sujet semble être vraiment sérieux entre lui et cette Alexina, s'agit-il d'une rupture amoureuse? En tout cas c'est une histoire de couple cela j'en suis certaine mais serait-ce aussi grave qu'une mise en route d'une progéniture non désirée? Je ne vais pas lui en parler, j'espère me tromper car s'il s'agit effectivement de ça, je sais que je vais être touché en plein fouet avec une énorme difficulté à m'en remettre...

Tony ne voulait pas que je prenne ma voiture pour aller à l'endroit où il voulait m'emmener et le fait qu'il me tire le bras ne me disait rien de bon, je n'appréciais pas ce genre de contact, il était dénué de délicatesse, il y avait de l'empressement et peut être aussi un peu de brutalité car mine de rien, il m'a fait mal! Ajouté à cela le fait qu'il veuille me payer, je vis à cet instant rouge. J'attendis que nous soyons dans la rue pour m'arrêter brutalement en retirant mon poignet de son emprise, mon regard n'était plus rempli de douceur mais de colère.

"Stop Tony! Je veux bien croire que tu sois pressé de partir du bar mais ce n'est pas pour autant que tu doives me tirer le poignet avec tant de force! Tu m'as fait mal tu sais??!!"

Je me massai le poignet pour qu'il se rende compte que c'était un homme et qu'il avait de la force. Je suivi tout de même cet étudiant perdu et affolé jusqu'à ce qui semble être une crique... Crique? Mais pourquoi veut-il venir ici? Aurait-il une autre idée derrière la tête que son histoire? Je restai un peu en retrait et le regardai qui observait l'horizon.

"Tu sais que le son se répercute sur les parois? Mais s'il s'agit de ton endroit relaxant, autant l'utiliser. Je vais sortir un bloc note et tu pourras me raconter ton histoire avec Alexina."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mar 27 Aoû - 17:47
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
En quittant le bar, j’avais emmené la jeune psychologue avec moi, sans me rendre compte que je lui faisais mal au poignet. Elle me disait d’arrêter, sèchement, et je la relâchais, un peu frustré. Je la regardais se masser le poignet, et je me demandais si je lui avais vraiment fait si mal que ça. Je baissais les yeux, penaud.

- Je suis désolé … je n’ai pas fait attention.

J’avais besoin d’air, on était dehors, au grand large et j’avais l’impression d’étouffer. Les regards sur moi, même si les autres n’en avaient rien à faire de ma personne, c’était comme des lasers qui brulaient ma peau. J’étais en train de devenir totalement fou, et si je pensais qu’en parler m’aiderait, je n’avais pas envisagé que ça soit si difficile.

On arrivait au milieu de cette crique, fermée par d’épais rocher qui nous préserverait du regard des autres près du bar. Je prenais une grande expiration, soulagé de pouvoir le faire, avant de me tourner vers Katryn qui cherchait de quoi noter dans son sac. Je posais alors ma main sur son bloc, comme pour le lui faire baisser.

- Hey … on est pas obligé d’en faire un sujet de thèse. J’ai besoin de parler, pourquoi il faudrait tout noter ?

Alexina … j’avais à peine prononcer son prénom tout à l’heure, que la brune avait déjà imprimé. Elle avait une mémoire suffisante pour ne pas écrire. Je ne voulais pas laisser de trace, pourtant j’aimais ça les souvenir, les photos. Je m’adossais contre la paroi rocheuse, regardant l’horizon, la mer, le soleil qui se baissait doucement.

- J’aime venir ici, c’est calme, beau, j’y prend souvent des photos. Alexina … elle aime aussi cet endroit.

Le regard fuyant, je toisais la psychologue, interdit. Je ne savais pas par où commencer, ni même ce que j’avais envie de lui dire. Est-ce qu’elle m’en voudrait, Alex, si je racontais notre histoire ? J’essayais de retrouver le visage de ma jolie rousse dans les nuages roussis eux même par les rayons de ce soleil en déclin.

- La première fois que je l’ai vue, elle avait le visage d’un ange. Elle a toujours été si belle, joueuse, pleine de vie … une file qui sait ce qu’elle veut ?

En fait je ne sais pas si elle savait ce qu’elle voulait, est ce qu’elle me voulait, moi ? On avait eu tellement d’échange avant que tout ça n’arrive. Toujours adosser à la paroi, je prenais l’appareil, pour viser la mer, faire un cliché, et me tourner vers madame Flinger, et la prendre en photo à son insu.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mar 27 Aoû - 18:30
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Alors que je sortis mon bloc note, je vis une main s'approcher rapidement pour se poser sur celui-ci, Tony avait la trouille que son histoire soit retranscrite, il me faut tout de même quelques mots à noter sinon je serai perdu entre tous mes patients même si pour l'instant je n'en ai que très peu... Je pose délicatement ma main sur la sienne en souriant, je voulais me montrer rassurante car il en avait un grand besoin.

"Ne t'inquiète pas Tony, fais moi confiance, ce n'est pas des mots que je note, ce sera plutôt une sorte de code que j'ai créée afin de protéger mes patients, il n'y a donc que moi qui peut déchiffrer nos échanges. Je te monterai ce que ça donne si tu veux mais j'ai besoin d'écrire Tony, comme toi tu as besoin de prendre en photo."

Pour l'instant je ne prenais pas de note, j'attendais le bon moment, le moment où il allait me parler de son problème. Je regardais l'horizon en souriant, c'est vrai que ce lieu était beau, cela faisait un moment que je n'avais pas été à la plage. Tony semblait ne pas savoir par où commencer, je sais à quel point il est difficile de se mettre en route et puis une fois lancée, l'histoire se déroule lentement, à la fin on ne peut plus s'arrêter.

"Tu as l'air de beaucoup l'aimer, je me trompe?"

J'eus presque envie de lui dire "mais ce n'est pas d'une rupture dont tu veux me parler, n'est ce pas?" mais je ne voulais pas le brusquer. Le fait qu'il veuille me parler est déjà un bon pas dans la libération de son âme. Je regardais Tony qui prenait l'horizon en photo et ne bougeai pas lorsque j'eus l'impression que son objectif avait dévié pour se positionner dans ma direction... Il était mignon, il avait un besoin de se raccrocher à quelque chose de physique pour parler d'un sujet sensible.

"Dis moi Tony, tu avais besoin de parler de ton histoire à quelqu'un mais tu n'avais rien prévu de ce qu'il s'est passé, je me trompe? Tu es victime d'un imprévu et tu ne sais pas quoi faire, je me trompe?"

J'eus l'idée de le détendre un peu plus. Je posai mon bloc note sur mes genoux et joignit mes paumes l'une contre l'autre.

"N'ai crainte petit scarabée, tout ce que j'entends, nul n'en aura connaissance..."

Mes lèvres s'agrandir pour faire apparaitre un sourire avant de laisser échapper un rire cristallin.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mer 28 Aoû - 11:19
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
Je voulais que tout reste simple, même si tout était si compliqué. Ma vie entière n’était qu’une vaste farce, mais j’en profitais au maximum. Quand la farce ne vous fait plus rire, alors qu’est ce qu’il reste ? La brune écoutait, je pense qu’elle avait un don pour ça, et elle avait une présence naturelle qui aidait à se sentir à l’aise.

Il en faudrait plus pour me détendre, mais pour l’instant elle baissait son bloc et faisait mine de ne pas écrire tout de suite. D’une certaine façon j’étais content, qu’elle comprenne et qu’elle essaie de m’attendrir. Je lui parlais d’Alex, de la première fois que je l’avais rencontrée. Elle ne savais pas encore à l’époque qu’elle me plaisait, même si … j’ai attaqué rapidement.

- De l’aimer ? Je sais même pas ce que ça veut dire, aimer quelqu’un.

Est-ce que j’aime Alexina ? J’aime passer du temps avec elle, j’aime la déshabiller, j’aime penser à elle … Mais que je l’aime ou pas, ça change rien maintenant, si ? J’essayais d’expirer, de canaliser ma respiration en concentrant mon regard sur l’horizon. C’était des notions tellement abstraite tout ça, et moi si j’avais l’âge d’un adulte, je me sentais encore tellement fragile.

- Comment on sait, si on aime ? Pourquoi c’est si compliqué ? Je veux dire, aimer, ne pas aimer, ça n’est qu’un concept ? Que des mots ? Mais en vrai … ça change quoi. Si je vous dis que je vous aime, est ce que notre relation va changer ?

Ceux qui ont inventé le mot, est ce qu’il savait eux même ce qu’il voulait dire ? Prenant des clichés du ciel, de la mer, de la psy, je réfléchissais au sens des mots pour éviter de réfléchir au problème de fond. Mme Flinger riait, elle avait l’air bien, détendue, comme si notre séance l’amusait. J’aimais en tout cas ce que je voyais, et n’hésitais pas à la prendre en photo.

Je ne sais pas quel âge pouvait avoir la psychologue, mais elle était belle. Elle avait un visage harmonieux, de jolis yeux et un sourire qui ne gâchait rien. Je m’attardais sur ce dernier, cherchant le meilleur angle, la lumière adéquate pour faire une nouvelle photo.

- Ça serait déplacé si je vous demandais de vous déshabiller ?

Pendant un instant, j’imaginais le corps de la brune, totalement nu. On pouvait distinguer à travers ses vêtements les courbes de la jeune psy, elle devait avoir de jolis seins, des hanches agréablement dessinées, sa silhouette, le cadre me donnait des idées folles de photo. De penser à ça, ça m’aidait à continuer.

- Elle est ... enceinte …
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mer 28 Aoû - 18:54
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Aimer... Dieu que le temps passe vite sans l'être aimé... Je ne compte plus les mois et les années qui me sépare de mon ex mari, je l'ai aimé, je l'aime encore d'ailleurs mais je ne pouvais plus vivre avec lui, la douleur était trop forte... Il ne savait ce qu'était aimer alors j'allais essayer de répondre à sa question, il était jeune, c'était un enfant et même dans le dictionnaire, il n'y aura pas une aussi belle définition que celle à laquelle je pense.

"Tu sais, aimer, c'est beaucoup de chose mais Platon a dit quelque chose de beau et je vais te la donner. Il a dit "Ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour". Je trouve qu'elle résume très bien ce qu'est l'amour."

Je me lève pour m'approcher de lui, je pose mes main sur ses épaules en souriant.

"Il y a des variantes au fait que tu dises m'aimer, cela peut aussi bien fonctionner avec tes parents, ta famille et avec ta petite amie. Je peux très bien dire je t'aime à une amie sans avoir envie de relation profonde avec elle. C'est là la complexité de ce mot."

Je commençais à apprécier Tony, il ne semblait plus trop gêné de vouloir me parler, bon il est vrai qu'il n'était pas entré dans le vive du sujet mais je sentais que je touchais au but. Mais avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit, je fus troublée, surprise, gênée, outrée bref, j'ai été tout ça en même temps lorsqu'il me demanda si j'étais d'accord pour me déshabiller. J'aurais été en train de boire ou de manger, je me serais étouffée pour finalement mourir... Mon visage pris une teinte pourpre, mes yeux devinrent aussi rond que des billes et je sentis mes jambes devenir du coton.

"Tu... attends...quoi??"

J'aurais pu le giflé pour avoir eu une telle idée mais mon cerveau s'était en quelque sorte déconnecté si bien que lorsqu'il m'annonça que sa copine était enceinte, je mis un bon moment avant de réagir... Je me dirigeai vers la sortie pour espérer arriver à m'asseoir sur un rocher... Je mis rapidement ma main devant ma bouche car j'eus soudainement la nausée, je n'étais bien bien, c'est le mot "enceinte" qui déclencha cet état...

"Je... ne me sens pas bien... je... dois prendre l'air..."

Je me relevai avec difficulté et du m'appuyer sur la paroi pour arriver à sortir pour prendre l'air... il y a une chose à laquelle je ne pensais pas ressentir un jour, ce sont ces larmes qui commencèrent à couler le long de mes joues, mon corps tout entier tremblait... Moi qui pensait être guérie grâce à mon psy... me revoila repensant à mon ptit bout parti trop vite...
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Ven 30 Aoû - 11:26
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
Dans cet endroit qui m’était familier, ce cocon de rocher qui formait à eux seul ma carapace de roche, je me sentais en sécurité. Assez pour laisser doucement s’effriter ma carapace personnelle, celle que je m’étais construite malgré moi. J’avais peur du jugement des autres, peur de ce qu’on pourrait penser de ma relation avec Alex. Peur même d’imaginer, de mettre des mots sur cette relation.

Katryn était plutôt avenante, elle parvenait à me convaincre que malgré la situation, je restais normal, et mes questions étaient légitime. Quant à l’amour, ça restait si vague, que rien n’y ferait. Aimer, c’était ce mot aussi magique que dangereux, à tel point qu’on se demandait pourquoi il avait bien pu être inventé.

- Si ça veut tout dire, et rien dire, pourquoi on l’utilise ?

Je crois que si je recherche au plus profond de moi, il n’y a qu’à maman que je le dit, parce qu’elle a toujours été pleine de tendresse, et qu’elle le dit si souvent que je suis obligé de répondre, mais j’ai toujours été intrigué par ce phénomène qu’était l’amour. Je me sentais bête, impuissant, mais ça me faisait du bien d’en parler.

Pour me donner du courage, prendre ma dose d’inspiration, j’avais sorti mon appareil pour photographier le paysage. Je dérapais dans tous les sens du terme, sur le joli visage de la psy, prenant plusieurs cliché, et pensant peut être trop haut ce que je pensais tout bas. J’étais en train d’imaginer ce que donnerait des clichés d’elle nue … c’était la faute à Roxanne qui m’avait mis en tête que j’étais un photographe d’art et de talent.

J’étais en confiance derrière mon appareil, et en sécurité dans cette crique, et je laissais échapper ce que je gardais en moi depuis trop longtemps. Je venais de le dire, d’un ton monocorde, elle est enceinte, et par conséquent … je vais être papa. De le dire, c’était à la fois libérateur, en laissant d’autres questions en suspens.

Ça me faisait un poids retiré, qui venait se porter directement sur les épaules de la brune. Je n’avais pas remarqué tout de suite que son visage avait changé. Je ne comprenais pas ce qui se passait, elle avait l’air totalement bouleversé. Mme Flinger cherchait des repères, un appuis sur le rocher avant de sortir, plus loin.

- Hey … attendez !

Pourquoi elle réagissait comme ça ? C’est là que je me disais que j’avais été maladroit avec mes histoires de photo, est ce qu’elle a peur que je lui fasse du mal ? Je la suivais un peu plus loin, en m’apercevant qu’elle était réellement en train de pleurer. Je venais derrière elle, et la rattrapait, elle était en train de glisser contre une paroi de roche humide comme unique point d’appuis.

- Faut pas vous mettre dans des états comme ça. Je n’aurais pas dû parlé de vous déshabiller, c’était déplacé

Je passais mon épaule sous la sienne pour la conduire dans un espace moins clos, au milieu du sable et de la plage où je l’aidais à s’assoir, prenant la place à côté d’elle, la soutenant encore à moitié physiquement jusqu’à ce qu’elle trouve un équilibre sur ses fesses. Ça me faisait de la peine de la voir dans cet état, et d’imaginer que c’était à cause de moi.

- c’est le paysage, votre beauté tout ça, je me suis laissé emporter, imaginant qu’on pourrait faire des photos magnifiques de vous.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Lun 2 Sep - 18:38
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
"Je dirais que le "je t'aime" permet à l'autre personne de savoir qu'elle compte pour nous. Ces mots ne sont pas anodins, il y a une importance et il ne faut pas l'utiliser à tout va car ces mots si précieux perdent de leur magie. Si tu aimes cette fille, prononcé ces mots à son encontre la ferait rougir, sourire et puis elle aura certainement le coeur qui battra plus vite. Tony, ces mots sont magiques, ils peuvent faire cesser les larmes, ils effacent la tristesse pour la remplacer par la joie. Ne l'oublie pas Tony, ne les utilises jamais à tout va, sans être sur de ce que tu ressens!"

Ces mots, je les ai utilisé toujours avec la personne qui partageait ma vie, je les ai prononcé à ce petit être qui venait de montrer le bout de sa frimousse et puis ces mots que j'aimais prononcé se sont effacés comme si le vent les avait emporté au loin... Ce petit être a emporté ces mots avec lui et n'a jamais eu l'occasion de me les faire entendre...

Lorsqu'il m'a dit que sa copine était enceinte, ce fut comme si j'avais reçu un éclair, il m'avait touché par la tête et s'était amusé à parcourir tout mon être avant de s'échapper lentement par le sol. Cette décharge n'était pas une bonne chose, au contraire, c'était un véritable enfer. Moi qui pensait en être libéré... il fallait se rendre à l'évidence, j'étais encore très sensible au mot "enceinte"... Tony se montra prévenant avec moi, il m'aida à marcher, à m'asseoir et je le trouvais adorable lorsqu'il pensait qu'il était responsable de mon état avec ces photos...

Entre deux nausées, je posai ma main sur son bras en tentant de sourire.

"Ce... ce n'est pas de ta faute Tony... c'est pas pour les photos... c'est autre chose que je pensais m'être libéré mais il faut croire que... ce n'est pas le cas... Je vais aller mieux, ne t'en fais pas. Je ne t'en veux pas de m'avoir proposé de faire ça..."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Jeu 5 Sep - 15:25
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
Vraisemblablement, je venais de dire quelque chose qu’il ne fallait pas. Je ne comprenais pas du tout comment la jeune psychologue, si curieuse et pleine de ressources se retrouvait d’un seul coup à terre, dans tous les sens du terme. C’est moi qui l’avait aidé à s’assoir, d’accord, mais pourquoi, pourquoi est-ce que Mme Flinger voulait sortir de ma crique ?

La brune m’expliquait que ça n’était pas vraiment ma faute, même si je voyais bien que je n’étais pas étranger à tout ça. Elle avait l’air tellement mal que j’avais l’impression qu’elle pourrait vomir la tout de suite dans le sable. Elle avait bu peut-être ? J’essayais de la rassurer un peu, de m’excuser en restant attentif.

C’était devenu bizarre, je ne savais pas trop quoi dire, faire, mais j’allais m’assoir à côté d’elle, dans le sable en tailleur. Nous étions face à la mer, seuls, du moins loin de l’agitation du bar qui était resté loin vers le côté entretenu de la plage. Je tendais la main vers le large pour montrer à ma voisine cet oiseau qui tourbillonnait dans le ciel.

- Ici on a l’impression d’être les rois du monde. Et en même temps, on se rend compte qu’on est petit face à la nature.


Personne ne peut expliquer pourquoi la mouette vole, pourquoi on a besoin d’air pour respirer, ou bien pourquoi madame Flinger était devenue triste. Mais ce sont des faits que j’étais près à accepter sans poser de question. J’avais repris mon appareil pour faire plusieurs clichés de la mouette avant de le laisser pendre à nouveau à mon coup. Je m’allongeais, en faisant tomber la psy avec moi, l’aidant à se retrouver le dos dans le sable, juste à côté de moi.

- Le ciel est si bleu aujourd’hui, c’est dommage de ne plus prendre le temps de le regarder.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Lun 9 Sep - 18:03
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Ce que ça pouvait m'énerver d'être ainsi, les séances chez mon psy m'ont beaucoup aidé, elles m'ont délivré de ce sentiment, tout allait parfaitement bien alors pourquoi bon sang, est ce que ça revient comme une charge d'éléphant en pleine face??!! Les nausées s'estompaient petit à petit au fil des minutes mais pour moi, cela durait une éternité et pour Tony, il ne devait rien comprendre... si bien qu'il ne parla plus sauf pour parler du temps et de la nature, il parvint même à me faire décocher un sourire.


Je me laissai faire lorsqu'il m'entraina avec lui sur le sable de la plage, bizarrement je me sentais bien avec lui, je ne sais pas pourquoi mais... il a un petit je ne sais quoi qui me fait me sentir bien... J'essayais de prendre une profonde inspiration pour me dégager les bronches et aussi me libérer de ce petit goût qui restait dans ma bouche.

"Je suis désolé Tony... d'ordinaire ça ne m'arrive pas d'être dans cet état...Il faut croire que je ne suis pas encore guérie de mon problème..."

Je le regardais avant de fermer les yeux en respirant l'air du large.

"Tu ne sais pas quoi faire avec ton problème c'est bien ça? Tu ne sais pas si tu es prêt à être père, tu ne sais pas comment réagiront vos parents."

Je tournai la tête vers lui pour l'observer. Il semble avoir la tête sur les épaules, il semble réfléchir... enfin sauf peut être pour cette fois.

"Fais moi part de tes doutes Tony, fais moi confiance, j'essayerai de t'apporter conseils et réponses."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mar 10 Sep - 14:21
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
Dans cette position, allongée sur le sable, le ciel pour seul témoin, je me sentais plus léger. C’est comme si tout le reste avait disparu, il n’y avait plus que cette grande étendue bleue, et personne à l’horizon pour me juger. J’expirais, profitais pendant que la brune posait ses questions pour réfléchir un peu à tout ça.

- Mes parents ? ils réagiraient mieux que moi.

Mon père serait fier, Johnny Silverstone, il avait toujours été la star du lycée, et me forçait à aller vers les autres, vers les filles en particulier. Le fruit à l’intérieur d’Alex était la preuve que je n’étais pas si différent de lui. Mais moi je n’avais pas envie de lui ressembler, pas pour ça.

Les parents d’Alexina, je ne savais pas du tout, je ne les connaissais même pas. Ça ferait une bonne première impression, Salut, on ne se connait pas encore, mais je suis le père de votre petit fils. Tourant le visage vers Katryn, je remarquais qu’elle était allongée près de moi, à me regarder avec un air un peu triste.

- Il n’y a pas de doute … c’est pas comme si j’avais le choix ? Je sais ce que j’ai à faire, c’est pour elle que je m’inquiète.

Alinexa est quelqu’un de fragile, et qui je suis moi pour débarquer dans sa vie et tout foutre en l’air ? Avec une main près du visage de la psy, je jouais dans le sable, faisant couler les grain entre mes doigts, ça m’apaisait un peu, et m’occupais les mains. J’avais toujours eu du mal à rester sans bouger, et ça m’aidait à analyser.

- C’est ma faute à moi … Je veux dire, elle était là, elle était nue, elle m’attendait … mais … j’aurais pu, j’aurais du me protéger. Maintenant elle doit vivre avec ça, pendant 9 mois, et je sais que je suis le seul coupable.

En continuant à jouer dans le sable, j’en arrivais à prendre une poignée que je laissais glisser entre mes doigts, et venait tendre ma main contre la joue de Mme Flinger. Le sable coulait derrière son oreille, contre sa joue, ses cheveux, juste de quoi frôler son visage, si elle ne bougeait pas elle n’en aurait pas partout.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mer 18 Sep - 18:16
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Je fus à la fois surprise et soulagée que Tony ne me demande pas ce qui clochait chez moi, le pourquoi de ma réaction, il y a bien des curieux en ce bas monde mais Tony ne semblait pas s'en intéressé et ce n'était pas une mauvaise chose. Je reprenais peu à peu possession de mon corps, la vision qui m'assaillait avait petit à petit disparu pour mieux se loger dans mon cerveau...

"Tu dis que tes parents réagiraient mieux que toi, mais en es-tu certain? Devenir père à ton âge sans le vouloir n'est pas facile à accepter pour les parents. "

Tony semblait penser qu'il n'avait pas le choix. Or il y a toujours le choix! Pour mon fils, j'aurais donné ma vie pour qu'il reste en vie, pour mon jumeau, j'aurais fait la même chose sauf qu'il s'agirait plutôt d'égoisme... enfin bref, Tony ne devait pas penser qu'il n'y avait qu'une solution au problème. Je basculai sur le coté, posai ma main sur sa main qui jouait avec le sable, je plongeai mon regard dans le sien avant de lui faire part de ma remarque.

"Tony, tu penses que la seule solution c'est l'avortement? Tu es de ces gens qui pensent qu'il n'y a qu'une solution à un problème? Je pense qu'il y a toujours plusieurs solutions mais qu'on ne les voit pas et donc qu'on n'y pense pas. Dans certains cas, il n'y a pas de choix effectivement, j'ai pu le constater à plusieurs reprises dans ma vie. Alexina veut de cet enfant? Toi, tu te sens capable de t'en occuper? De travailler pour subvenir à ces besoins? Porter un enfant n'est pas une erreur, c'est un bonheur... fatiguant mais sentir ce petit être qui grandit en soi, tu ne le connaitra pas autrement."

Quand j'appris que c'était un accident, je ne fut pas choqué, les enfants d'aujourd'hui ne réfléchissent pas trop avant d'agir et les conséquences peuvent être... au delà de ce que l'on peut imaginer... Je vis la main de l'étudiant s'approcher de moi doucement, il s'amusait avec le sable mais je pouvais sentir le contact de sa peau contre la mienne, même si elle ne me touchait pas, c'était tout comme.

"Tu as fait une erreur oui Tony, elle va te couter chère cette erreur... Pour l'instant je vois deux solutions à ton problème mais je voudrais savoir si tu as une idée sur ton autre possibilité."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Lun 23 Sep - 11:34
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
Le sujet était amorcé, et le mot n’avait jamais été aussi bien employé. Comme une grenade qu’on amorce, on sait pertinemment que ça va finir par exploser, et il ne fallut pas longtemps pour que la curieuse madame Flinger passe à l’action. Elle enchainait les questions, comme si on avait besoin de ça pour ne pas reculer.

D’un côté je suis conscient qu’elle essaye de se mettre dans ma peau, du moins qu’elle veuille connaitre la situation, mais tout allait vite, et je n’étais pas sûr d’arriver à répondre à toutes les questions. Mes parents, je pense que le sujet sera facile, même si leur en parler à eux, ça voudrait dire lever un voile, et ne plus pouvoir faire marche arrière.

- Maman sera inquiète, un peu, mais elle pourrait aider Alex … elle était plus jeune qu’elle encore quand je suis né.

Si elle avait pu le faire, si papa avait su gérer à mon âge, alors moi aussi j’y arriverais. Mais il n’était pas question de parler d’avortement, le simple fait que la psy arrive à prononcer ce mot avec tant d’aisance ça me rendait mal à l’aise. Je secouais la tête instinctivement, même si allongé sur le sable ça ne devait pas faire son effet.

- L’avortement, c’est pas une option. Je ne tuerai pas mon fils … c’est pas … enfin voilà. Je serai capable de m’en occuper, mais j’imagine pas me marier … tout ça ?

Parce que s’occuper d’un enfant, ça voulait dire aussi s’occuper de sa maman, et ça même si je l’aime, ou que je crois l’aimer, je n’étais pas sur d’être capable de répondre à ses attente à elle. Je grimaçais, continuant de regarder le ciel pour l’instant, en imaginant ce que pourrait être ma vie avec elle.

Chaque choix avait des conséquences, mais quel qu’elles soient, je ne voulais pas que le bébé soit impacté. C’était une part de moi, et j’étais fier qu’un petit Tony arrive. En me retournant contre Katryn, commençant à jouer avec une poignée de sable autour d’elle, je l’observais, tout en continuant de lui parler.

- J’ai de l’argent, enfin papa … grand papa … ça ne sera pas un problème, l’erreur coûtera ce que ça coûtera … je ne veux pas que ça soit un problème.

Le problème c’était ce statut, de papa, ce statut qui allait cloisonner le reste de ma vie. J’étais trop jeune pour avoir une vie ranger, pour me dire stop on arrête on pose les valises et on reste comme ça pendant le reste d’une vie. Je serrais ce sable que j’avais dans la main, en reprenais même une poignée, et venait cette fois passer du sable, plus haut, sur l’arrière du front de Katryn, qui dégoulinait dans sa chevelure brune.

- Je veux juste pouvoir être libre encore … Je veux pouvoir prendre du sable, et le mettre dans les cheveux de quelqu’un, je veux découvrir le monde, faire des photos, je veux respirer, je veux vivre … et pas regarder passer ma vie.
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Lun 30 Sep - 18:10
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
Je n'étais pas pour l'avortement, j'étais plus pour faire adopter l'enfant une fois né, pour moi ce n'est pas vraiment un abandon, c'est plus un "don" à une famille qui saura s'en occuper plus que la mère qui est totalement novice. Tony était décidé à ne pas utiliser cette méthode, il ne voulait pas "tuer" son fils et je pense que l'idée de le faire adopter est également hors de question.

"Tu sais, à notre époque, ce n'est pas nécessaire de se marier, tu peux vivre en couple avec Alex sans passer dans le maire ou le prêtre."

J'appris que la mère de Tony l'avait eu assez tôt, elle pourrait donc aider la copine de Tony mais lorsqu'il me dit que son père avait de l'argent et que l'erreur coutera ce qu'il coutera, je me redressai, m'assis et le regardai en fronçant les sourcils. Je ne pensais pas que Tony était de ces gosses de riches qui pensent que vu que Papa a de l'argent, il est facile de l'utiliser. C'est bien là leur erreur...

"Je ne pensais pas que tu étais ce genre de personnes Tony, je suis déçu! Je me suis déjà occupé de gosses de riches, des pourris gaté qui pensent que l'argent de leur paternel est pour eux... Tony, tu m'as l'air assez intelligent avec la tête sur les épaules pour savoir que le fric de ton père ne t'appartient pas. Si tu veux pouvoir t'occuper de ton enfant avec elle, il est plus valorisant de le faire avec tes propres moyens, ton propre argent!"

Ce n'était pas mon habitude de parler ainsi à un patient mais il faut bien dire des choses qui font un peu mal parfois et Tony avait besoin de recevoir un bon coup de pied au cul pour que son cerveau arrête de penser à ces conneries.

"Si tu penses qu'avoir un enfant c'est être privé de liberté, c'est que tu n'es pas prêt à être père. Etre parent c'est une sensation extraordinaire, tu éprouves un amour que tu n'as jamais connu jusqu'alors. Tu auras toujours ta liberté Tony, elle sera différente et cette vie t'apportera bien plus que celle que tu vis actuellement."

A cette simple pensée, une larme fit son apparition au niveau du canal lacrymal pour venir couler doucement le long de ma joue. Tony avait de la chance, il allait pouvoir vivre ce que je n'ai pas eu le temps de découvrir... Un petit être vous manque et c'est la fin de tout ce que vous avez rêvé. Je posai ma tête sur mes genoux et fixai le sable, laissant couler doucement une autre larme sur mes joues.

"Même si tu penses que ta liberté sera entravée, je te souhaites d'en profiter car tu ne sais pas ce que tu louperas si l'être auquel tu tiens le plus au monde disparaissait. Tu ne penserais pas ce que tu dis, tu regretterais ces mots, crois moi..."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Mar 1 Oct - 18:02
Tony Silverstone
Tony Silverstone
Messages : 876
A NY depuis le : 11/12/2018
Je vis à : New York
Je suis : un étudiant en art de la scène
On commençait seulement à pouvoir se parler avec la jeune psychologue, pourtant si les mots sortaient, je n’étais pas persuadé du bon déroulement de la situation. Je pense vraiment que j’avais besoin de parler à quelqu’un, c’est pour ça que j’avais demandé à madame Flinger. Elle paraissait douce, sensible, qui de mieux pourrai me comprendre ?

J’avais trouvé l’endroit parfait pour exulter, j’étais content qu’elle ait accepté de me suivre ici, et les doigts dans le sable, ça m’apaisait. Mais pourquoi … pourquoi est-ce qu’il fallait que la jeune femme m’oppresse de façon si directe et incisive. Je l’écoutais m’affirmer sa déception comme si ça pouvait m’affecter ce qu’elle pensait de moi ?

- Vous ne me connaissez pas ? Qu’est-ce qui vous fait croire que vous ayez le droit d’être déçue ?

C’est moi qui l’était, d’une certaine façon. Je pensais que la psy était différente, mais elle était comme les autres, pire peut être même, à me juger, et à savoir mieux que moi ce que je devrais faire. Je soupirais, las, en évitant de regarder ma voisine dans les yeux. Le sable que j’avais dans la main, pendant que je jouais sur les cheveux de la psy, je le jetais derrière nous, d’une façon plus violente en essayant de calmer mes nerfs.

- Demandez à n’importe qui ici … ils vous diront que je n’ai rien d’un garçon qui mérite qu’on l’estime. Je suis un gosse de riche, un petit merdeu … je l’ai toujours été, pourquoi je ferais semblant d’être quelqu’un d’autre ?

Si j’avais été plus sage, Alexina n’aurait pas ces questions existentielles auxquels on se devait de trouver une solution. Je ne serai pas là, à essayer de débattre de notre sort avec une psychologue scolaire qui avait surement raté son diplôme pour être une psy indépendante dans son propre cabinet.

Elle avait un discours très maternel, très tranché sur la question et elle me faisait la morale, plus encore que ma propre mère ne le ferait jamais. Je me relevais, m’asseyais sur le sable en soupirant. Je regardais devant moi, avant de finalement tourner les yeux vers elle qui commençait à utiliser un ton plus lyrique. Je m’apprêtais à pester quand je voyais mon interlocutrice versé une larme.

- Hey … bordel … vous allez pas chialer …

C’est ma vie, c’est mon histoire, alors pourquoi elle se mettait dans des états comme ça ? Je savais que je n’aurais pas du allez trouver la psy, c’était une mauvaise idée. Elle était à genou, prête à sangloter, et je ne comprenais vraiment rien à ce qui était en train de se passer. C’était pas du chiqué, elle allait vraiment finir par fondre en larme ? Je n’aimais pas ça, surtout que ça n’arrangerait rien.

- Sérieux, arrêter … Je vous déçois, ok, je suis un con, d’accord j’ai saisi … mais c’est pas la peine de pleurer pour ça !
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché Jeu 10 Oct - 18:52
Katryn Flinger
Katryn Flinger
Messages : 77
A NY depuis le : 19/08/2019
Age : 37
Je vis à : New York
Je suis : Psychiatre/Psychologue
"Tu as raison Tony, je ne te connais pas personnellement et pourtant, tu es enfant d'un couple riche, beaucoup d'enfants sont pourris gâtés et ne savent pas se débrouiller seuls, ils ne savent pas travailler pour gagner leur vie, ils ne connaissent que la richesse de leurs parents et en profite. Tu es l'un de ces enfants Tony, tu as dis tout à l'heure que ton père avait de l'argent et qu'en gros, tu pourrais utiliser l'argent de ton père pour t'occuper de ton enfant."

Ok, je m'étais sans doute mal exprimé mais j'avais déjà travaillé avec des gosses de riches et j'ai toujours eu du mal à me faire à leur caractère de gosse pourri gaté, ils étaient toujours non pas odieux mais très hautain et j'ai toujours détesté cela. Je regardai l'étudiant en soupirant, j'essayais de prendre une voix plus calme.

"Ecoute Tony, tu attends un enfant, tu vas devenir responsable d'un petit être fragile et sans défense. Tu ne veux pas faire semblant d'être quelqu'un d'autre? Soit fais le, mais prouves moi que j'ai tort, que tu n'es pas ce genre d'enfant qui utilise l'argent de ses parents pour tout. C'est difficile d'être parent, j'en sais quelque chose."

Tony pensait que je pleurais à cause de son histoire, à cause de lui mais il se trompait et j'allais devoir lui donner la raison de mon problème pour qu'il comprenne mon état d'esprit. Je passai mes mains sur mes joues en essayant de sourire.

"Ca oui, tu es con Tony mais c'est la jeunesse, c'est normal. Je ne pleure pas à cause de toi Tony, au contraire, je t'envie... Tu vas pouvoir profiter de ton enfant, tu le verras grandir alors que moi je n'ai pas eu cette chance... "

Je plongeai mon regard sur la mer, j'essayais de garder mes larmes à l'intérieur de moi.

"En vérité, j'ai... mon fils est... je... l'ai perdu... trop tôt... de la..."

Je lâchai un soupir en tripotant mes doigts nerveusement.

"mort subite du nourrisson... je pensais... avoir guéri de cette douleur... mais je me suis trompée..."
Sujet: Re: Pardonnez moi car j'ai péché
Contenu sponsorisé

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum